PES 2016 : Nos impressions sur la version Gamescom

PES 2016 : Nos impressions sur la version Gamescom

Bonsoir à tous,

A deux jours (même un peu moins) de la sortie de la démo de PES 2016, nous avons pu nous essayer à la version Gamescom, plus avancée que la version E3 que nous avons pu aussi tester en long, en large et en travers (notre test). En compagnie de Weedens & d’Oliver de la PES League France, et avec plus de 4 heures de test voici nos (nouvelles) impressions à chaud.

D’emblée, oubliez la version E3, là on s’attaque à une version qui monte très nettement d’un cran. Et comment ne pas parler du gameplay en premier. Ce dernier était déjà excellent dans la version E3 mais là c’est tout simplement fabuleux.

Cette totale liberté de mouvement propre à chaque joueur est la première chose qui nous a marqué. Le Player ID aidant, la sensation de contrôler Neymar et de pouvoir allier technique, vivacité et fantaisie se fait ressentir dans le jeu manette en main. Prendre le contrôle de Valbuena avec ses petits appuis et défendre avec Miranda, solide et hargneux défenseur sont autant d’éléments propre à chaque joueur que vous allez vraiment ressentir. Notons aussi un vrai gap passé entre la v. E3 et cette version Gamescom dans la fluidité des mouvements. Tout semble plus simple lors que vous contrôlez un joueur. On s’approche de l’obéissance aux doigts et à l’oeil 😉

pes 2016 attaqueEt comment ne pas parler du point fort de ce PES, la physique de balle. C’est simple. C’est un pur bonheur. Là où c’est vraiment jouissif, c’est la différence entre une passe appuyée, une passe à faible puissance, une transversale tendue ou encore enveloppée. Bref, on n’a rien vu d’aussi réaliste. Lors de phases de gameplay, il nous est arrivé de voir plusieurs fois le ballon rebondir sur une simple passe. Idem sur des passes en profondeur. A vrai dire, le maître mot dans le gameplay de PES 2016 est le dosage. Avec une assistance de passe en niveau 1 (le niveau juste au-dessus du FUMA), doser ses passes, les orienter vont grandement influer sur vos actions aussi bien en phase offensives que défensives. Nous entendons par là qu’une faible passe, mal maîtrisée n’arrivera pas à destination. Et cela peut derrière engendrer des phases dangereuses…

Que dire aussi du rythme de jeu. Excellentissime lors de la version E3, ce dernier n’a pas été modifié selon nous et c’est tant mieux ! Ni trop rapide, ni trop mou. Nous pensons que KONAMI a vraiment trouvé le juste milieu. Très honnêtement, on ne peut rien dire de plus à part que c’est parfait et on ne voit pas comment on peut ne pas aimer.

Au niveau des animations, on va aborder deux éléments qui nous ont vraiment plu : les tacles et les duels. Les tacles sont tout simplement géniaux à réaliser. Plusieurs animations autour des tacles existent et c’est tant mieux. Le timing jouera un rôle important. On a aimé les tacles que nous pouvions réaliser sur le côté mais surtout sur la réactivité du défenseur qui n’hésite pas à se relever et lancer une phase de jeu. Comme on a pu le noter dans la V E3, les phases de dernière chance existent toujours. Et c’est juste kiffant de voir son défenseur se jeter comme un dingue et annihiler un but. Weendens voit d’ailleurs de quoi nous parlons :). Les duels aériens sont toujours autant bluffants et plein de réalisme. Difficile à exprimer par écrit, mais vous allez vous rendre par vous même lors de vos matchs dans la démo. On en est sûr, vous allez adorer !

Dernier point, nous avions noté un impact physique assez présent dans la version E3. Cet impact est toujours notable mais gardien-pes-2016beaucoup mieux dosé, rendant le jeu bien plus fluide comme noté au début !

L’autre réflexion que nous nous sommes faite est la suivante : « dans ce PES, chaque action de but est unique, nous n’avons pas l’impression de marquer les mêmes buts à chaque fois ». Et c’est vrai. Marquer est un véritable challenge. Nous avons constaté du mieux dans le jeu direct. En effet, nous trouvions assez simple dans la version E3 de transpercer les lignes du milieu pour toucher les attaquants. Le jeu en mode « une touche du balle » sera un peu plus complexe même si nous trouvons encore un peu trop simple de transpercer les milieux avec des passes appuyées.
Au niveau des passes en profondeur, les L1 triangle passent de moins en moins. Il faudra trouver le timing et la puissance idéale pour que cette phase de jeu amène le danger dans le camp adverse. En revanche petit bémol, sur les passes en profondeur à ras de terre (notamment dans la diagonale) qui à notre goût restent encore trop meurtrières, si qui plus est vous disposez d’une fusée dans votre équipe.

Cela nous amène d’ailleurs à un des points faibles que nous avons pu constaté dans le jeu. Les phases en 1 vs 1, attaquant face au gardien, manquent encore un peu de piment. La sensation de mettre un but « facilement » est à notre goût encore trop présente. Par ailleurs, le gardien a tendance à rester planter sur sa ligne et le temps de réaction nous semble encore un peu trop lent avant d’appuyer sur Triangle pour effectuer une sortie. D’autant plus que le petit R2 (tir enroulé) est vraiment une arme redoutable.

pes 2016-imgVous vous demandez aussi qu’en est-il des phases de centres dans le jeu. Il y a eu une amélioration légère faite par KONAMI. Les défenseurs semblent plus réactifs. Alors oui, le timing va jouer aussi un rôle important. L’appui sur X ou O pour dégager doit se faire au bon moment. Mais encore une fois, compter uniquement sur cela avec un contrôle du second joueur avec R3 c’est trop juste. Nous trouvons les gardiens encore trop apathiques, sans réaction. Vraiment dommage. Nous ne serions pas surpris que les buts par des centres + tête soient une combinaison appréciée par les joueurs. On demande à voir…

Au niveau des frappes, on ressent toujours autant ce plaisir de mettre une bonne cacahuète. C’est simple, les buts dans PES sont toujours la résultante d’une bonne construction de jeu. Les buts n’arrivent pas tout seul avec un missile envoyé depuis le milieu du terrain. Côté positif, nous avons constaté une amélioration au niveau de la réalisation des bicyclettes, des reprises de volée / demi-volée qui étaient encore trop présentes dans PES 2015. Un côté spectaculaire qui va apporter un vrai fun dans PES 2016 !
Petite précision, nous avons vu naître une petite polémique sur un soi-disant bug lors des frappes de loin que les gardiens repousseraient dans les pieds de l’attaquant. Aucune action de telle sorte ne s’est présentée lors de notre 15/20taine de matchs. C’est dire ! Un conseil, jouez en superstar, les gardiens auront plus tendance à repousser sur les côtés. Et quand bien même le ballon serait repoussé dans l’axe, la réactivité des défenseurs vous permettra d’écarter le danger.

Abordons le point noir du jeu : les phases arrêtées. Comment peut-on avoir un gameplay aussi performant et jouissif et ne pas soigner ces phases de jeu !!!! Les coups-francs sont toujours aussi simples à réaliser. Alors que nous pouvons avoir une émotion dans la construction du jeu et les tirs, les coups-francs sont encore trop peu immersifs. Même si il est aussi question de timing pour faire sauter son mur (appui sur O), un novice n’aura pas de mal à le cadrer et créer le danger.
Au niveau des corners, il est vraiment très compliqué de mettre un but. Mais le peu d’immersion constaté dans les coups-francs vaut aussi pour les corners. Comment aujourd’hui, pouvons nous tirer un corner avec une jauge à fond pour que le ballon ne puisse atteindre que le point de pénalty ?
On aimerait plus de réalisme de ce côté là. Une sensibilité plus forte pour des phases de jeu tout aussi importantes que des phases de construction.
Notre avis sur les pénalties n’a pas changé. Cela manque de peps, de pression, d’animations… Bref, à revoir.

Au niveau des dribbles, nativement certains joueurs possèdent des attributs particuliers qui leur feront réaliser des gestes instinctivement, exemple avec le coup du foulard que nous avons pu réaliser avec TEVEZ ou POGBA sans forcément appuyer sur un R2 ou R3. Les feintes et dribbles apportent un côté spectaculaire. Nous allons rester assez vigilant car en voyant Neymar s’infiltrer assez facilement avec gestes tout juste dingues les uns des autres, il devient difficile de maîtriser ses défenseurs qui ont tendance à être pris à défaut (perte d’équilibre…). Chose certaine est qu’il faudra adopter une nouvelle manière de défendre face à des joueurs aux appuis phénoménaux et aux capacités de dribbles importantes. Encore un challenge finalement 🙂

Le nouveau moteur de collision apporte un vrai plus à l’immersion dans le jeu. Les retombées lors d’un duel aérien, les contacts lors d’un tacle, les épaules contre épaules sont autant de nouveautés qui font plaisir à voir. Cependant, on est convaincu que KONAMI peut aller encore plus loin avec le Fox Engine. Certaines collisions (choc frontal, duels avec plusieurs joueurs dans un petit espace) mériteraient encore quelques améliorations…

Au niveau des arbitres, on a trouvé que ces derniers sifflaient beaucoup moins les fautes et laisser place aux duels. Une bonne chose selon nous mais attention à ce que ces dtevez-pes-2016erniers ne soient pas trop laxistes ; cela ferait un trop grand écart avec PES 2015.

Niveau graphisme & réalisation, mis à part des joueurs très reconnaissables, une pelouse qui fait plus pelouse, c’est plus joli dans l’ensemble mais on attend toujours plus… Et notamment autour des ralentis. Tout comme Chocobonplan, développer un jeu aussi prometteur et accorder aussi peu d’importance au côté réalisation TV vient un peu ternir nos excellentissimes impressions autour du jeu. Mais relativisons cela : KONAMI a misé énormément ces deux dernières années sur le gameplay. Espérons que pour PES 2017, l’effort sera fait de ce côté.


 

En conclusion, on passe un nouveau gap avec cette mouture Gamescom. Tant en fluidité dans le jeu et le mouvement des joueurs, que dans la physique de balle et l’impact physique. Le rythme de jeu trouvé par KONAMI est idéal pour savourer la simulation d’un jeu de foot. Car oui, nous avons là face à nous un PES qui retrouve sa véritable identité, à savoir ce côté simu où il est difficile d’approcher les buts adverses. Le jeu n’est certes pas parfait à 100% mais l’élément central sur lequel s’est concentré et pour lequel Konami a clairement intensifié ses efforts reste le gameplay. Et force est de constater que c’est un pur régal. On n’imagine pas ce que cela va être le 13 Août date à laquelle sortira la démo du jeu. Un seul conseil à tous ceux qui seraient encore sceptiques, téléchargez la démo et faites vous votre propre opinion sur le gameplay, vos sensations manette en main.

Enfik, un grand merci à KONAMI, Oliver et à Weedens pour cet après-midi ! Comme d’habitude, vous assurez et on vous en remercie 😉

PS : Ah et au fait, le double R3, vous pouvez oublier… Fini l’arc-en-ciel réalisé à la perfection… On vous laissera découvrir par vous-même.

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