PES 2017 : nos impressions sur cette seconde version

PES 2017 : nos impressions sur cette seconde version

Au lendemain de l’officialisation du partenariat premium avec le FC Barcelone, certains membres de la communauté française ainsi que des médias étaient convés à venir tester une second build de PES 2017. Après un premier test de la version E3 qui s’avérait dans l’ensemble encourageant, qu’allait-il en être de cette seconde version. Réponse dès maintenant.
Précision: nous avons joué l’ensemble de nos matchs en assistance de niveau 1

Les équipes disponibles pour cette seconde version:

  • A.Madrid
  • FC Barcelone
  • Boca Juniors
  • River Plate
  • Flamengo
  • Corinthians Paulista
  • France
  • Allemagne

Après un discours de présentation en présence d’Adam Bhatti & Hosada, il était temps de voir ce que cette version avait dans le ventre avec une question principale en tête : le rythme de jeu allait-il être plus rapide ? Soyez en rassuré, le rythme est fidèle à ce que nous avons pu tester dans la vE3. On ne va pas se répéter mais pour construire un football réfléchi et orienté simulation, KONAMI a trouvé selon nous, le juste milieu.

Autre élément fondamental à un bon gameplay, la physique de balle. On sait que c’est un point fort des séries PES et c’est encore le cas sur cette version. Les effets de la balle sont extrêmement bien retranscrits lors des transversales, les centres brossés sont de toute beauté, les centres avec extérieur du pied sont juste superbes. En ayant vu Choco jouait en FUMA, c’est d’autant plus criant.

Au niveau de l’assistance de niveau 1, tout est une question de point de vue. De notre propre avis, elle semble moins prononcée comme ressentie dans la vE3. Mais d’autres éléments peuvent venir expliquer cette sensation et notamment l’adaptative IA. Très concrètement comment cela se matérialise contre un humain ?  Dans nos différents matchs, nous construisions essentiellement notre jeu dans l’axe. Après quelques minutes, on sentait un pressing plus intense réalisé dans cette partie du terrain et les passes étaient un peu plus compliquées à réaliser.
De manière générale, les espaces se réduisent assez vite et bien comblés par les défenseurs.

Au niveau des tacles, le changement est bien là. Les tacles téléguidés dans PES 2016, à oublier. Dans PES 2016, si vous courriez à côté de votre adversaire et lachiez un tacle, ce dernier aurait automatiquement été dirigé vers le ballon (et sans faire de faute^^). Cette version confirme les bons prémices de la version e3. De notre propre avis, il y a de l’amélioration mais KONAMI peut encore aller plus loin et proposer d’autres animations.

Qui dit tacle dit arbitrage. Nos premières impressions avaient montré un sacré bon en avant. Ce bon avant est confirmé aussi dans cette version. Malgré encore quelques inégalités dans la gestion de l’avantage, l’arbitrage est conforme à ce que l’on peut attendre d’un jeu de foot sur consoles. Les cartons sont plutôt bien gérés et non pas distribués à chaque faute.

Venons-en aux tirs. Allons droit au but (le jeu de mot n’est pas intentionnel^^) peu d’améliorations vs la v.E3. Cela reste notre avis, mais les boulets de canon sont toujours présents. Cette sensation d’avoir différentes variantes au niveau des tirs n’est pas assez marquée. Nous n’avons pas assez cette sensation qu’entre nos pieds nous avons un ballon de foot. Pourtant on la retrouve dans toutes les phases de construction de jeu. C’est clairement frustrant. Enfin voici un rapide état des lieux sur ce qu’on a pu tester au niveau des tirs :

  • carré + R2 : les situations de un contre un montrent un taux d’efficacité plus faible que dans le 2016
  • carré + R2 : à 16m, 20m, sur les côtés ou autre, le taux d’efficacité d’un but est assez faible pour les 2 raisons suivantes :
    • des gardiens clairement plus réactifs
    • des frappes moins cadrées
  • le knockle shot: réalisables mais les gardiens sont vigilants

Au niveau des passes en profondeur, lors de la version E3, nous avions noté des faiblesses. En effet, il nous paraissait trop simple d’en faire sur les côtés notamment. On a senti du mieux dans la globalité. Les défenseurs couvrent bien mais l’élément le plus marquant reste cette non-sensation d’envoyer des javelots. En effet, en réalisant un appui assez marqué sur L1+ triangle, la balle prend réellement de la hauteur mais sa vitesse diminue naturellement. Ce qui amène à davantage de duels dans les airs aves les défenseurs. Et pour avoir observé les joueurs de la PES League, ces derniers semblaient confirmer nos dires à savoir des L1 Triangle drastiquement moins efficaces notamment de loin. Cette année le dosage de ces passes semble plus important.

Abordons le sujet des centres. C’est encore une fois le point qui noircit le tableau. Certes la physique de balle est top. Mais que dire de leur efficacité:

  • les gardiens (même si leurs réflexes ont été revus fortement à la hausse) restent complètement apathiques sur leur ligne. A 2m de leur ligne, les probabilités qu’un gardien sortent sont quasi nulles. Pour les centres à mi-hauteur, certains tentent l’horizontal pour soulager la défense en la dégageant au plus loin. Mais pour des duels plus en hauteur, cette attitude nous a laissé très perplexe
  • des attaquants encore trop avantagés selon nous. Certes le timing pour sauter est important, le placement aussi mais il y a encore un déséquilibre prononcé avantageant les attaquants

Au niveau des coups francs, le constat est identique à celui réalisé dans notre premier test. A savoir, peu d’immersion, une jauge de puissance qui se charge à la vitesse de l’éclair. On voudrait plus de variétés au niveau des tirs (finesse, feuille morte). Ici à chaque frappe, on a cette mauvaise impression qu’on ne peut que tirer des coups francs en force, réglés sur une vitesse supersonique. Vraiment dommage pour l’expérience du joueur.

Venons en aux gardiens. Confirmation de ce que l’on a vu sur la première version. Très bons. Leurs réflexes peuvent vraiment vous faire péter un plomb. Tant à ras de terre qu’en l’air. Plus que les nouvelles animations, ce sont vraiment leurs réflexes à bout portant qui nous ont frappé. Espérons juste qu’entre le offline et le online, les niveaux des gardiens soient identiques…

Le côté graphique a probablement été celui où le GAP a été le plus marquant entre la version E3 et celle testée ce mercredi 27. Le Camp Nou somptueusement modélisé, les effets de lumière tant de nuit que de jour sont top, la modélisation des visages superbe. Enfin bref, le Fox Engine fait le taff 🙂 Enfin, n’attendez rien de neuf sur l’aspect graphique des menus du jeu. On sait que ce n’est pas le point fort de PES et cela sera probablement le cas aussi sur ce PES 2017.

En bref sur d’autres éléments :

  • le player ID, rien à redire, manettes en main tu sais quand tu as un Pogba ou un Neymar. Leurs caractéristiques physiques et techniques sont vraiment bien exploitées dans le jeu.
  • le team ID censé reproduire au plus près de la réalité le style de jeu d’une équipe. Concrètement cela se ressent dans les stats où un FC Barcelone aura davantage la possession de balle au détriment d’un A.Madrid qui subira davantage le jeu.
  • la célébration « enlever son maillot » avec Neymar provoquera bien un carton jaune. D’ailleurs KONAMI l’indique très bien. En effet, lorsque vous marquez un but, tous les types de combinaison s’affichent en haut à droite. Pour le cas spécifique de Neymar, un carton jaune est tout de même indiqué avec la touche R3 nécessaire pour réaliser la célébration.
  • les filets: cela reste notre avis mais peu d’évolution. Trop rigides à notre goût
  • les dribbles: la réactivité est quasi instantanée lors de la combinaison souhaitée.Et on peut d’ores et déjà vous dire qu’un Neymar va en casser des reins ^^, n’est ce pas @Weedens ?
  • encore quelques bugs de collision constatés dans cette version, notamment sur les tacles
  • des ralentis toujours de bonnes factures

Finalement, malgré encore des points faibles (centres, sensations des tirs, coups de pieds arrêtés), ce PES 2017 semble vraiment être sur la bonne voie notamment en offline et confirme avec les bonnes sensations de la vE3. Mais qu’en sera-t-il en online ?  Ce rythme de jeu sera-t-il conservé ? Les gardiens seront-ils toujours aussi réactifs ? Bref, il en reste encore du chemin avant la sortie et encore trop de paramètres inconnus sont présents. Beaucoup de modifications peuvent être apportées à cette version jusqu’à celle qui sera proposée le 15 Septembre, date de sortie officielle. Espérons que KONAMI ne s’endorme pas sur ses acquis et ne décide de tout chambouller. Bref, le mot d’ordre est « pas d’emballement, le résultat final du 15 Septembre sera le juge de paix pour ce PES 2017 ».

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