Preview PES 2018 : nos impressions sur la version E3

Preview PES 2018 : nos impressions sur la version E3

Il nous était donné rdv à 9h20 pour entrer dans une des nombreuses box VIP du Stade de France, lieu choisi par les équipes de KONAMI pour présenter cette première version jouable (version E3) de PES 2018.

Après un bon petit-déjeuner avec les membres de la PES League France (Oliver, Christophe, Lotfi, ID Kun, Usma et j’en passe), nous voilà convier à pénétrer dans cette enceinte pour une première présentation réalisée par Adam Bhatti, Kei Masuda. Ces derniers précisent que de nouvelles légendes vont être annoncées prochainement dont la plupart d’entre elles seront exclusives à KONAMI.

Vient ensuite le chapitre Usain Bolt où Adam en profite pour raconter l’histoire qui a permis au champion jamaïcain d’être présent dans myClub. Pour la faire rapide, il se trouve qu’Usain est un fan de PES et qu’après une rencontre avec Adam Bhatti, ce dernier a émis le souhait de pouvoir figurer dans le jeu et d’avoir un rendu (si possible le plus fidèle possible). Le message qu’a souhaité faire passer Adam est que ce n’est en rien une opération marketing mais la saisie d’une opportunité qui s’offrait à KONAMI et en a profité pour préciser qu’Usain Bolt ne serait pas disponible toute l’année mais principalement au début du jeu pour ceux ayant précommander (bonus) ou acheter la version boîte (bonus day 1).

Dernier chapitre de cette présentation, un focus sur les évolutions des modélisations de joueurs et de nouveaux visages ont été révélés :

Tolisso, Payet, Di Maria, au top dans PES 2018

Place à notre preview…

Entrons dans le vif du sujet, oubliez PES 2017, oubliez FIFA 17. Vous avez à faire un véritable nouveau jeu tout en conservant quelques bonnes idées (essentiellement tactiques et graphiques) du précédent opus. Le travail qui a été réalisé sur le gameplay est tout bonnement G.E.N.I.A.L. Les premières minutes, manettes en main, ont été tout simplement déstabilisantes au point d’avoir des doutes sur notre configuration des touches (mais il n’en était rien). Nous avions face à nous une vision du football qu’on aurait aimé voir sur les précédents opus, et on va vous dire pourquoi :

  • l’assistance à la passe – (Cette session de test a été réalisée majoritairement en assistance de niveau 1)

Si on devait ressortir 1 seul fait majeur de cette journée, c’est sans nul doute l’assistance à la passe. On le sait, c’est un sujet récurrent chaque année et les doutes sont nombreux. Mais niveau évolution, autant être honnête avec vous, on n’était pas prêt, réellement. L’assistance à la passe a été réduite assez fortement pour orienter le jeu véritablement en mode simulation et éviter les 90% de passes réussies. Oui, vous allez « galérer » au début. Il vous faudra de nombreuses heures pour maîtriser le dosage à la fois des passes longues (transversales), des passes courtes, appuyées, en profondeur. Rien ne se fait au hasard. La direction au ballon et les capacités intrinsèques d’un joueur vont aussi jouer un rôle important sans oublier la position du joueur au moment de la passe, le pied utilisé, le timing.

Bref, tout a changé dans l’assistance et la difficulté augmente tout en restant accessible évidemment. Mais oubliez les passes téléguidées, les jeux à une touche de balle de votre camp jusqu’à celui de votre adversaire, cela ne sera plus possible. La construction posée, la précision et le timing sont autant de points qui entrent très sérieusement en considération dans le gameplay. Et c’est jouissif d’avoir un jeu comme celui ci, qui vous pousse dans vos retranchements.

  • la physique de balle

Cela a toujours été un point fort de PES, mais KONAMI a mis les bouchées doubles cette année en proposant une liberté au ballon quasi infinie. Passes extérieur / intérieur du pied, passe tendu, rebond.. bref tout y passe et c’est pour le plus grand plaisir à la fois des yeux mais aussi des sensations in game. On ne retrouve pas cette sensation d’un ballon ultra léger (à la limite d’un ballon de volley) qu’on a sur PES 2017. Ici le ballon est lourd et c’est pas plus mal pour la construction. Petit bémol tout de même à apporter aux frappes puissantes qui font décoller le ballon toujours aussi rapidement..

  • les contrôles de balle

En voilà un autre d’élément marquant de ce PES 2018. Oubliez les contrôles réalisés quasiment les yeux fermés. Une vrai nouveauté a été apportée à cet élément, dans le sens où tous les contrôles vont être différents en fonction du joueur (et de ses capacités techniques), de la trajectoire de la balle et de la zone du corps du joueur choisi pour réaliser le contrôle. L’attention demandée aux joueurs est donc plus grande et ne croyez pas par avance qu’un contrôle en bout de course par un joueur de classe mondiale sera réussie à 100%, bien au contraire. Et c’est tant mieux !

  • la protection de balle et les duels

Autre nouveauté phare cette année, la protection de balle. Nous appréhendions celle-ci car réalisée automatiquement. Elle

Un aperçu du contrôle de balle dans PES 2018

apporte un plus indéniable dans la construction de jeu notamment d’une-deux, de pivot. Mais détrompez-vous, elle n’est pas surcheatée comme on le craignait. Les défenseurs n’hésitent pas à se coller au joueur protégeant sa balle. La pression est immédiate (à réaliser aussi à travers votre pressing, hein) et à la fois défensivement et en phase d’attaque, les sensations seront différentes. Un vrai plus donc…

  • la vitesse du jeu

Encore une fois revue à la baisse. Celle-ci ne devrait pas évoluer et c’est tant mieux tant le rythme est bien plus fidèle à un match réel. Au top !

  • les phases de coups de pied arrêtées

Véritable point noir sur les 3 derniers opus, voilà que KONAMI annonce avoir revu son système de coup franc. Avec une possibilité très appréciable d’avoir une vue centrée joueur mais aussi une vue plus globale de la situation. On demandait davantage d’immersion, on en a (en même temps on partait de 0…). Mais la vraie nouveauté réside dans le retour de la double jauge qui vous permet à la fois de pouvoir passer le mur et contrôler la puissance de votre tir sans oublier la disparition des pointillés (enfin!!!!) . Il vous faudra du temps pour vous adapter à ce système mais le coup de main arrivera rapidement, surtout avec les meilleurs joueurs.

Sur les corners, rien de neuf, si ce n’est une vue plus globale encore une fois (qui peut destabiliser au premier coup d’oeil) mais qui reste encore trop aléatoire et brouillonne à notre goût. Pas fan.

  • les tirs

Bien qu’encore trop puissants à notre goût, ils semblent moins précis. Nous avons pu remarquer que les « enroulés » ne signifiaient plus forcément 100% but. La puissance de frappe joue un rôle un peu plus important. Exemple, une frappe de loin avec la jauge remplie à 80% fait décoller votre ballon dans les tribunes. Les tirs extérieurs du pied sont visuellement très agréables à voir, mais les convertir en but ne sera des plus aisé.

Coutinho, en mode frappe enroulée

Les lobs, point noir de cette beta. Ca passe encore trop souvent, surtout dans les 18m. La réaction des gardiens n’est pas au point et un arrêt facile se transforme vite en situation catastrophique… A corriger !

  • les passes et centres

Nous tenions à clôturer dès à présent le sujet des centres têtes qui était sur-cheatés dans PES 2017 et qui en ont découragé plus d’un (nous inclus) dans la durée de vie de PES 2017. Aujourd’hui, KONAMI a réussi à trouver le bon équilibre sur ces phases. Durant ces 10 matchs, nous avons tenté à plusieurs reprises ces phases et nous n’avons marqué aucun but. Et nous n’étions pas les seuls. La pression du défenseur dans le duel plus le timing du centre sont des éléments qui ont été retravaillés dans le but de réduire les abus de PES 2017. Tant mieux. Adieu les phases « Ping Pong » (cc @chocobonplan)

Venons-en au sujet des passes. L’inertie des joueurs étant plus marquée que dans n’importe quelle autre version de PES depuis des années, forcément cela a un impact sur les passes à réaliser. Un rapide point sur les différents types de passes testées

  • passes dans les petits espaces : difficile à réaliser mais quand c’est bien fait, cela donne des phases de jeu somptueuses et réalistes. Mais cela ne passe pas tout le temps, fort heureusement
  • les « L1 + triangle »: corrigées dans les précédents opus, celles-ci ne semblent pas cheatées.
  • les passes en profondeur : une légère inquiétude sur cet aspect qui nous a paru facilement réalisable et surtout extrêmement redoutable lorsque l’on a un Aubameyang cheaté de fou ^^

Dans sa globalité, les passes sont moins assistées. On assiste ainsi à des passes ratées qui prennent à la fois à contre-pied vos joueurs mais aussi ceux de vos adversaires. KIFFANT, on vous a dit et on vous le redit, c’est juste KIFFANT !

  • les phases défensives

Avec tous les éléments présentés ci-dessus, il est donc logique de vous dire que ce PES 2018 est un jeu de simulation exigeant comme il ne l’a jamais été. Et encore plus dans sa manière de défendre. Fini la défense hyper assistée de PES 2017. Il vous faudra trouver à la fois les bonnes tactiques mais aussi choisir les bons joueurs, faire les bons choix dans vos tacles (qui semblent moins téléguidés aussi).
Bref, on demandait de l’exigence et moins d’assistance, force est de constater que c’est le cas. Malgré cela, tout n’est pas rose, nous avons constaté plusieurs absences de défenseur qui n’avaient tout simplement aucune réaction et restaient plantés sur leurs appuis. Espérons que cela soit corrigé lors de la version béta du 20 juillet.

  • les dribbles

Maîtrises les gestes techniques donnera un avantage considérable dans ce PES 2018. Ils sortent mieux, plus vites, plus fluides et les animations intégrées apportent plus de réalisme. Mais c’est dans la construction et l’animation offensive, les dribbles peuvent

Petit pont – PES 2018

réellement s’avérer être un élément déclencheur d’actions dangereuses dans la surface adversaire. En effet, un dribble réalisé à la perfection destabilisera votre défenseur (qui sera pris à contre pied ou qui se sera pris un petit / grand pont, enrhumé dans une feinte de corps). Et on peut vous dire qu’il y en a au sein de la PES League qui maîtrise déjà Neymar comme jamais (n’est ce pas ID Kun ?).

 

 

  • les gardiens

Alors downgrade ou upgrade. La réponse est simple, UPDGRADE. Au delà des animations, c’est la performance en général qui est rassurante. Combien de fois il est arrivé aujourd’hui de limite lâcher la manette pensant que le « Carré + R2 » allait se transformer en but. Combien de fois une passe en retrait ou un face à face laissait présager une ouverture du score. Figurez-vous que les gardiens nous ont impressionné tout en restant naturel évidemment… (ce ne sont pas des murs infranchissables…)

  • graphiquement, au top pour les joueurs, moyennement convaincu par la nouvelle charte graphique

On nous annonçait une refonte graphique complète de l’interface… que vous dire qu’on n’est pas très convaincu, voir pas fan du tout de ce bleu ciel flachi et encore moins de ce vert… (difficile de trouver un qualificatif). On est presque à la limite de la faute de goût. L’ajout des images réelles des joueurs dans le plan est appréciable. Rien à ajouter concernant la modélisation des joueurs. Tout a été dit, c’est beau, c’est somptueux. Cela a été un point fort du jeu, cela le restera sans nul doute.

  • l’immersion in-game

L’ajout de statistiques durant le match est un plus que l’on prend volontiers mais cela reste encore trop grossier à notre goût.

PES 2018, enfin l’affichage de statistiques pendant le match..

Concernant l’ambiance dans les stades, difficile de juger car l’ensemble des Tvs sur lesquelles nous avons joué n’avaient pas le son d’activé :/

Voilà ce que nous pouvions dire à chaud sur cette première version. On ne va pas se réjouir trop top, mais là ça sent quand même extrêmement bon. L’exigence, la concentration sont les maîtres mots de ce PES 2018. Et cela faisait bien longtemps que nous n’étions pas confronté à un challenge de ce type, au point de remettre en question sa manière de jouer (et d’avoir mal aux mains). Et c’est en cela qu’on reconnaît l’évolution majeure du gameplay entre la version 2017 et celle testée aujourd’hui. Certes il reste des choses à corriger lobs, passes en profondeurs, tirs en force, absence des défenseurs sur certaines phases mais dans l’ensemble on s’approche d’un TOP jeu. Reste à espérer un Online à la hauteur pour cramer des jours, des semaines, des mois sur ce jeu. Rendez-vous le 20 Juillet pour un moment capital pour KONAMI, la beta Online…

 

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