Test PES 2016 : « Du très bon gameplay et puis c’est tout ? »

Test PES 2016 : « Du très bon gameplay et puis c’est tout ? »

Oui, nous avons mis un peu de temps à écrire ce test mais plusieurs imprévus sont venus se glisser dans nos différents agendas. Nous avions choisi volontairement de publier notre test plus tard que l’ensemble de la presse spécialisée afin de réellement tester les modes de jeu, le online et les équipes mises à jour. Pour ce dernier, mal nous en a pris car il faudra attendre fin Octobre pour les avoir pour les modes Offline, une éternité pour notre communauté. On prend donc un peu d’avance avec ce test qui – on peut vous le certifier – sera sans langue de bois. 
Après un opus 2015 des plus encourageants sur consoles current-gen, qu’en allait-il en être pour l’opus 2016. Les pré-versions nous avaient plutôt bien emballé; restez à voir la version finale, sortie le 13 Septembre dernier. Impressions.

On reprend les fondamentaux de PES 2015

PES 2015 nous avait réconcilié avec la licence de KONAMI avec un gameplay & une physique très proche de la réalité. KONAMI a décidé (et c’est tant mieux) de repartir de ces bonnes bases pour y apporter quelques nouveautés vraiment sympathiques. Une chose est claire dans ce PES, le maître-mot reste « construction ». Pourquoi ? Tout simplement car il faudra vous armer de patience pour construire une belle action et arriver devant le but adverse.  Les styles de passes sont assez variés tant pour les passes au sol que pour les passes aériennes. Contrairement à un FIFA où on a l’impression que le ballon glisse plus souvent sur le terrain, ici, le ballon en fonction de la puissance, du joueur et des conditions climatiques va réagir différemment; les rebonds sont bien retranscrits, les transversales tendues ou enroulées très réalistes. De ce côté, PES 2016 ne vous décevra pas.

Sur PES 2016, chaque équipe possède son propre style de jeu. Vous prenez un Barça, Bayern, instinctivement, vous allez ressentir le besoin de faire des redoublements de passes. A contrario, vous avez un OM, la difficulté dans la construction se fait réellement ressentir; les passes sont plus compliquées à réaliser. Les écarts entre grosses & petites équipes est vraiment visible. Et cela est une très bonne chose, le challenge étant d’autant plus intéressant.

pes 2016 attaqueCette année, parmi les nombreuses nouveautés apportées au gameplay, celle qui nous a le plus séduit reste la dimension physique qui était très peu présente dans le 2015. Ici les duels aériens sont âpres et donnent le lieu à de vraies batailles réelles. Les collisions ont été améliorées et il ne sera pas étonnant de voir un adversaire prendre le dessus de la tête mais avoir plus de mal sur sa réception. C’est clairement un vrai plus. Autre point positif, les tacles. Vous ressentez un vrai kiff quand vous réussissez un tacle de la dernière chance dans les pieds d’un attaquant. La réactivité des joueurs ayant effectué un tacle ayant été améliorée, il vous sera possible de repartir en contre et prendre votre adversaire en défaut. Vraiment kiffant on vous dit 🙂

Enfin, côté positif, reste la présence du Player ID. Cette particularité qui permet d’identifier d’un coup d’oeil le joueur que vous contrôlez. En effet, manette en main, vous avez cette sensation que chaque joueur est différent. Prenez l’exemple d’un Sakho vs Evra, c’est flagrant. Et c’est une des forces de KONAMI contrairement à son concurrent où on peut avoir cette sensation que les joueurs ont tous la même silhouette.

Cependant, tout n’est pas rose dans ce gameplay. A commencer par les tirs. Avec des attaquants de classe internationale (ex : Muller), vous pouvez charger la barre de puissance quasiment à fond, vous allez envoyer un véritable missile en pleine lucarne. Finalement, il existe peu de variété dans les frappes et c’est dommageable. On aimerait des frappes réellement adaptées aux capacités humaines d’un joueur. PES 2016 prône le beau jeu mais fleurte très dangereusement avec un football trop « champagne ».

Cela nous amène naturellement vers un autre sujet, celui des gardiens. Cela a toujours un point faible vs FIFA et cette année,gardien-pes-2016 KONAMI a rajouté de nombreuses animations au niveau des parades. Progrès très appréciables, mais selon nous le niveau des gardiens restent encore trop trop trop inconstant. Les 1vs1 sont bien trop simples. Le temps de réaction lorsque vous appuyez sur la touche « sortir le gardien » est beaucoup trop lent et l’attaquant a tout le temps d’arriver dans la surface et placer un R2 ou un missile en lulu. Tellement frustrant ;( (à moins de bien maîtriser le gardien manuel)

Autre point noir et non des moindres : les phases arrêtées; nous entendons par là : coups-francs, corner & pénalty. Nous n’arrivons pas à concevoir que les défauts constatés dans le 2015 soient encore présents dans cette version. A 20-25 mètres, les CF sont de véritables pénalties. Alors oui, il y a ceux qui n’appuient pas sur la touche pour faire « sauter le mur » mais quand bien même, les coups francs partent à une vitesse supersonique. Il y a rien à y faire. Cette phase de jeu doit être repensée. Enlever ces pointillés (même si vous pouvez le faire dans vos paramètres de jeu), ajuster la puissance de frappe (pour plus de réalisme), permettre de mettre des feuilles mortes, permettre de construire un mur. Bref, tout est à refaire, repenser, c’est indispensable pour une meilleure expérience de jeu.
La sensation est quasi identique pour les corners où malgré un nombre de but plus faible que sur CF, cette sensation de remplir la jauge à fond et que le ballon atteint tranquillement la surface est désagréable. Là aussi, tout est question d’ajustement du dosage de la frappe… KONAMI a vraiment du pain sur la planche.
Et que dire des pénalties, 0 sensation, 0 animation. Une copie à revoir de fond en comble.

Mise au point : Oui, niveau gameplay, le jeu n’est pas parfait. Les sensations sont tout de même très bonnes. La simulation est bien là. Nous avons vu de nombreux messages fleurir sur les forums disant que l’attaque prenait régulièrement le pas sur la défense. Alors oui, on trouve abusé les statistiques de certains joueurs (Ronaldo, Bale, Robben) qui ballon au pied sont toujours de véritables fusées. Les probabilités de les rattraper sont très faibles. Autre reproche entendu : les passes en profondeur (au sol ou aériennes). Et c’est là que nous souhaitons apporter un véritable avis. PES est assez fourni en tactique tant en dispositif qu’en type de pressing, de défense etc… Jouer par défaut n’est pas l’idéal. Pour éviter de se faire prendre à chaque fois en profondeur, ne serait-il pas plus pertinent d’avoir les bons réglages en pressing et type de défense avant de venir râler. Nous en sommes convaincus et d’ailleurs plusieurs joueurs de notre communauté ont mis en place cela et la différence s’est faite sentir tout de suite. La licence de KONAMI a toujours eu des paramètres tactiques très fournis, alors il faut en profiter à maximum !

menez-pes2016OK pour les graphismes

En amont de la sortie du jeu, KONAMI a énormément joué sur les superbes modélisations des joueurs. Et on ne peut que donner raison à la firme japonaise. Les faces de Pogba, Robben, Zlatan, Ronaldo, Messi et tutti quanti sont justes sensationnelles. Et que dire de Neymar , qui a droit à un traitement spécial pour ses tatouages. Bref que du bon.

Au niveau de la pelouse, c’est mieux que l’année dernière, mais la marge de progression est encore importante. Notamment sur les présentations d’avant-match où la pelouse ne fait pas trop…. pelouse.

Enfin, concernant les stades, ce n’est pas oufissime mais cela reste joli. Les scènes d’entrée sont sympas. Les reflets des lumières en plein jour avec le soleil ou des éclairages en pleine nuit ont été améliorés et c’est pas de regret tellement cela avait été un point faible sur le 2015.

Pas OK pour le contenu

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Parlons peu, parlons bien. C’est tout bonnement scandaleux de sortir un jeu mi-Septembre, pour finalement ne le rendre complet que fin Octobre. Alors oui, le jeu est en ligne est important. Mais KONAMI pense-t-il à l’essence même d’un jeu de foot ???? A savoir passer un bon moment entre pote sur une même console, créer des tournois entre amis... Nous avons la très mauvaise impression que le Online va être privilégié contrairement au Offline. Mais où est passé le mode communauté Offline, très cher Monsieur KONAMI ? Celui que nous permettrait de créer à notre guise nos championnats & tournois avec les équipes de notre choix ? Imaginez vous qu’aujourd’hui, nous sommes obligés de faire des matchs d’exhibition, munis de papier-stylos (ou excel) pour mettre nos scores… En 2015, en arriver là, c’est juste triste. Heureusement que la passion nous anime…encore.

Bref, ce petit coup de gueule passé, en voici  un autre : les licences pour les modes hors ligne pour fin Octobre et pour le 1er Octobre pour les modes en Ligne. On est vraiment pas loin du foutage de gueule et on pense évidemment à toutes les personnes qui ont voulu se payer le jeu à 60€ et qui doivent attendre plus d’un mois avant d’avoir les effectifs à jour et commencer une vraie Ligue des Masters. Le pire dans tout ça, c’est que la communauté est en droit de demander des explications, mais rien n’a été communiqué.

Concernant les modes de jeu, là aussi, finalement peu de nouveauté. Mise à part une LDM qui évolue graphiquement parlant avec des fonctionnalités en plus, finalement le constat est clair : il n’y a rien de palpitant. Les divisions en ligne & compétitions sont très probablement les meilleurs modes de jeu (online) mais on attendait tellement plus. Que dire de myClub qui se voit ajouter une petite nouveauté mais KONAMI semble rester sa position avec ce système de tirage de boules aléatoire. Et dire qu’avant il existait la Ligue des Masters Online…. #nostalgie. Et que dire de l’absence du 2v2 en ligne
Et que dire des entraînements, il n’y a quasiment aucune évolution. Quand vous voyez ce qu’est capable de faire FIFA, c’est là qu’on prend conscience qu’en terme de contenu, il existe une galaxie d’écart.

La seule satisfaction restera l’apport de l’import d’image dans le mode « MODIFIER » qui permettent aux joueurs d’importer les emblèmes & kits maillots des clubs non licenciés. Avec quelques heures de manip’, on se retrouve avec un jeu full licenciée au niveau de la BPL. Sympa malgré la limite d’importation d’images. C’est à ce moment qu’on se dit que KONAMI a de la chance d’avoir une communauté hyper réactive capable de créer des kits de très bonne facture en un temps record.

Une réalisation à revoir & une ambiance globale plutôt sympa

Ce que nous entendons par réalisation concerne 2 points du jeu :

  • l’aspect visuel de l’interface
  • les ralentis en phase in-game

interface-pes-2016Sur l’aspect visuel de l’interface de jeu, pour ceux qui ont connu PES 2015, vous n’allez voir aucun changement. Toujours ce système de navigation à la mode Windows 8/10. Ce n’est pas sensationnel mais quand on compare naturellement à son concurrent, on se dit que KONAMI a encore beaucoup beaucoup beaucoup de boulot..

Mais là où le bas blesse reste la réalisation in-game. On ne sait pas vous mais on a l’impression que les ralentis n’ont jamais changé depuis les versions PS2. On exagère un peu certes, mais c’est pour vous dire à quel point il manque de nouveautés de ce côté. Lors de ralentis, il arrive souvent que la ballon ne soit pas visible. Il manque des plans larges pour voir les actions… Bref, on est encore très loin de la réalisation TV…

Sur l’ambiance sonore, on a apprécié la bande originale qui se prête bien au jeu. En revanche, au niveau des commentateurs, malgré l’ajout de certaines anecdotes, on tourne un peu en rond. Surtout quand l’on voit le travail effectué pour la version anglaise… On aime bien Grégoire & Darren, on va dire que pour cette fois, ça passe limite…

En conclusion, sur le fond de jeu, KONAMI fait du bon en repartant d’un excellent PES 2015. L’ajout de la dimension physique donne encore plus d’intensité au gameplay et les sensations de devoir construire une action avant d’arriver devant les buts représentent le point positif de cet opus qui pêche cruellement dans son contenu. 
Quelques mots sur le Online : les bugs des gardiens étant en cours de traitement, les difficultés pour trouver un adversaire, tenir un match sans lag sont présentes. Cela a déjà été le cas pour PES 2015. Malgré cela, les lobbys de matchs sont plus que fluides pour jouer entre amis même si le jeu se veut plus rapide en ligne qu’hors ligne. Vous avez dit bizarrre ? En effet. 

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